Pied diabétique : signes d'alerte, soins quotidiens et quand consulter le podologue

Podologue portant masque et gants examinant le pied d'un patient sous une loupe éclairante au cabinet : l'examen régulier est la base de la prévention du pied diabétique

Un petit caillou dans la chaussure gêne n'importe qui au bout de quelques pas. Une personne diabétique dont les nerfs du pied sont abîmés peut marcher avec toute la matinée sans s'en rendre compte, et découvrir le soir une plaie sous le pied. Beaucoup de problèmes de pied diabétique commencent ainsi, par une petite lésion qui ne fait pas mal, que personne ne voit à temps et qui met ensuite longtemps à guérir.

Le 14 novembre, c'est la Journée mondiale du diabète, et la Fédération internationale du diabète a choisi pour 2026 et 2027 le thème de l'action précoce (Early action on diabetes). Pour les pieds, agir tôt veut dire les regarder chaque jour, ne pas laisser traîner un durillon ou un frottement et faire le bilan du pied diabétique chez le podologue avant qu'un ulcère n'apparaisse. Voici ce que le diabète fait au pied, les signes à ne jamais ignorer, et les soins, contrôles et chaussures qui évitent la plupart des problèmes.

Dans cet article

  1. Qu'est-ce que le pied diabétique ?
  2. Pourquoi le diabète abîme les pieds
  3. Signes d'alerte
  4. Types de pied diabétique
  5. Le bilan chez le podologue
  6. Soins quotidiens
  7. Chaussures et semelles
  8. En cas de plaie
  9. L'équilibre du diabète
  10. Idées reçues
  11. Comment nous vous aidons à Clínica Eupnea
  12. Questions fréquentes

L'essentiel en une minute

  • Le pied diabétique regroupe les problèmes que le diabète provoque au pied : perte de sensibilité due à la neuropathie, mauvaise circulation, durillons qui se transforment en ulcère, infections et, dans les cas graves, amputations.
  • Selon les recommandations internationales de l'IWGDF, entre 19 % et 34 % des personnes diabétiques auront un ulcère du pied au cours de leur vie.
  • Ce qui protège le plus est simple : regarder ses pieds chaque jour, ne jamais marcher pieds nus, même à la maison, et porter des chaussures qui ne serrent ni ne frottent.
  • Pas de bouillotte, de chauffage d'appoint ni de brasero pour se réchauffer les pieds : avec une sensibilité diminuée, la peau brûle sans qu'on le sente.
  • Le bilan chez le podologue va d'une fois par an, si le pied est sain, à tous les un à trois mois s'il y a déjà eu un ulcère.
  • Un pied rouge, chaud et gonflé ou une plaie qui ne s'améliore pas imposent de consulter le jour même, même sans douleur.

Qu'est-ce que le pied diabétique ?

Le Groupe de travail international sur le pied diabétique (IWGDF), qui publie les recommandations de référence dans le monde entier, appelle pied diabétique l'un ou l'autre de ces problèmes au pied d'une personne diabétique : neuropathie périphérique, artériopathie des membres inférieurs, infection, ulcère, neuro-ostéoarthropathie de Charcot, gangrène ou amputation. La complication la plus fréquente et la plus préoccupante est l'ulcère du pied diabétique, une plaie qui traverse la peau, presque toujours dans une zone soumise à une forte pression, et qui tarde à se refermer.

Le diabète est très répandu. L'Organisation mondiale de la santé estime que 830 millions de personnes vivaient avec un diabète en 2022, soit 14 % des adultes de la planète, deux fois plus qu'en 1990, et rappelle que beaucoup ont des problèmes de pieds qui peuvent aboutir à des ulcères et à des amputations. En Espagne, l'étude di@bet.es, menée en 2009 et 2010, a trouvé un diabète chez 13,8 % des adultes, et près de la moitié d'entre eux ne le savaient pas.

Combien de personnes finissent par avoir un ulcère

Les recommandations 2023 de l'IWGDF estiment qu'entre 19 % et 34 % des personnes diabétiques auront un ulcère du pied à un moment de leur vie, et qu'environ 2 % en ont un chaque année. Une fois guéri, il revient très facilement : 40 % des personnes en refont un dans l'année et 65 % dans les trois ans.

Ce n'est pas seulement un problème de pied. Une analyse publiée en 2020 dans le Journal of Foot and Ankle Research a montré que, cinq ans après un ulcère, 30,5 % des patients étaient décédés, un chiffre proche de celui de l'ensemble des cancers (31 %). Les auteurs concluent que l'ulcère et l'amputation sont plus qu'un simple reflet d'une mauvaise santé : ils sont en eux-mêmes associés à une mort prématurée.

Le risque n'est pourtant pas le même pour tout le monde. Selon l'IWGDF, les personnes diabétiques qui gardent une sensibilité et une circulation normales et n'ont pas de déformation du pied ne semblent pas avoir plus de risque d'ulcère que les personnes non diabétiques. Et une prise en charge du pied bien organisée pourrait éviter jusqu'à 75 % des ulcères.

Pourquoi le diabète abîme les pieds

Avec les années, l'excès de glucose dans le sang abîme les nerfs et les vaisseaux sanguins. Au pied, ces deux atteintes s'ajoutent à une réalité à laquelle on pense rarement : c'est la partie du corps qui porte le plus de poids et qui frotte le plus contre la chaussure.

Les nerfs : un pied qui ne prévient plus

La neuropathie diabétique fait perdre au pied ce que les recommandations appellent la sensibilité de protection : il ne sent plus un caillou dans la chaussure, une couture qui frotte ou une eau trop chaude. La peau a aussi tendance à se dessécher et à se fissurer, et chaque fissure est une porte d'entrée pour les bactéries. La neuropathie donne parfois des fourmillements, des brûlures ou des picotements ; parfois, aucun symptôme.

Les artères : moins de sang, une moins bonne cicatrisation

L'artériopathie des membres inférieurs est le rétrécissement des artères des jambes, presque toujours dû à l'athérosclérose, les mêmes plaques qui bouchent les artères du cœur. Selon l'IWGDF, elle est présente chez jusqu'à la moitié des personnes ayant un ulcère et constitue un facteur de risque important de mauvaise cicatrisation, de gangrène et d'amputation. Son symptôme typique est la claudication intermittente : une douleur au mollet à la marche qui oblige à s'arrêter et se calme au repos. Mais avec une neuropathie, elle peut ne pas faire mal du tout.

La pression : du durillon à l'ulcère

L'IWGDF décrit comment se forme l'ulcère le plus typique. Le pied sans sensibilité, souvent avec des orteils en griffe ou des articulations plus raides, répartit mal le poids à la marche, et un durillon se forme là où la pression est la plus forte. Le durillon augmente encore la pression, un petit saignement apparaît dessous et une plaie finit par s'ouvrir. D'autres fois, le déclencheur est un choc, une chaussure qui serre ou une brûlure. Et comme cela ne fait pas mal, on continue à marcher dessus, ce qui l'empêche justement de guérir.

Signes d'alerte du pied diabétique

La première chose à savoir, c'est que le pied diabétique peut ne donner aucun symptôme. Les recommandations sont claires : ne rien sentir n'exclut ni une neuropathie, ni une mauvaise circulation, ni même un ulcère. Il faut donc regarder ses pieds, pas seulement les écouter. Prenez rendez-vous dans les jours qui viennent si vous remarquez :

Quand consulter le jour même

Types de pied diabétique : neuropathique, ischémique ou mixte

Tous les ulcères n'ont pas la même origine, et cela change le traitement. L'IWGDF explique que presque toutes les personnes ayant un ulcère ont une neuropathie, et que la plupart des ulcères sont purement neuropathiques ou mixtes. Les ulcères purement ischémiques sont peu nombreux.

Ce qu'on observePied neuropathiquePied ischémique
Cause principaleAtteinte des nerfs : le pied perd sa sensibilitéArtères rétrécies : peu de sang arrive
DouleurFaible ou absente, même si la plaie est profondeLe plus souvent douloureux
Où apparaît la plaieDans les zones d'appui de la plante, souvent sous un durillonAprès un choc ou un petit frottement
Pouls du piedPerçusFaibles ou absents

Tableau indicatif établi à partir des recommandations de l'IWGDF. Le diagnostic est posé par un professionnel en consultation.

La forme neuro-ischémique associe les deux et c'est la plus trompeuse : comme les nerfs ne préviennent plus, le manque d'irrigation peut ne donner aucun symptôme, même s'il est grave.

Le pied de Charcot

Il existe une complication moins connue qu'il vaut mieux garder en tête : la neuro-ostéoarthropathie de Charcot. C'est une inflammation sans infection qui, dans un pied atteint de neuropathie, abîme peu à peu les os, les articulations et les tissus mous. Si elle n'est pas traitée à temps, des fractures et des luxations apparaissent et le pied se déforme. Elle commence généralement par un pied rouge, chaud et gonflé, la peau intacte, et à cause de la neuropathie elle-même elle peut faire peu ou pas mal. On peut la confondre avec une infection, une crise de goutte ou une thrombose, si bien que tout pied de ce type chez une personne diabétique doit être évalué sans attendre. Le traitement consiste à mettre le pied en décharge et à l'immobiliser, souvent avec un plâtre à contact total jusqu'au genou, et dure en général plusieurs mois.

Le bilan du pied diabétique chez le podologue

L'examen régulier est la base de la prévention. L'IWGDF la résume en cinq points : repérer le pied à risque, l'examiner régulièrement, apprendre à la personne et à sa famille à en prendre soin, porter des chaussures adaptées et traiter à temps ce qui peut se transformer en ulcère, comme les durillons, les ongles incarnés ou les mycoses.

Ce que l'on examine

À Clínica Eupnea, la consultation de podologie réalise des examens vasculaires et neurologiques du pied diabétique, et s'il faut étudier de plus près les artères des jambes, l'échographie Doppler artérielle se fait dans le même centre.

À quelle fréquence contrôler le pied diabétique

La fréquence dépend du risque. Les recommandations 2023 de l'IWGDF le divisent en quatre niveaux :

RisqueCe que présente la personneContrôle
0, très faibleSensibilité et circulation normalesUne fois par an
1, faiblePerte de sensibilité ou mauvaise circulationTous les 6 à 12 mois
2, modéréLes deux à la fois, ou l'une des deux avec une déformation du piedTous les 3 à 6 mois
3, élevéPerte de sensibilité ou mauvaise circulation, plus un ulcère antérieur, une amputation ou une insuffisance rénale terminaleTous les 1 à 3 mois

Source : recommandations pratiques de l'IWGDF 2023. Les intervalles reposent sur l'avis d'experts, car aucune étude n'a fixé la fréquence idéale.

La podologue fixe la fréquence après le premier examen et la modifie si le pied change. Un ulcère guéri n'est jamais considéré comme complètement refermé : l'IWGDF parle de pied en rémission, car le risque de récidive est très élevé et la prévention doit se poursuivre toute la vie.

Soins quotidiens du pied diabétique

Les conseils pour la maison sont presque les mêmes dans toutes les recommandations. Ce sont ceux que l'IWGDF donne aux personnes ayant un pied à risque et ceux de MedlinePlus, l'encyclopédie médicale de la Bibliothèque nationale de médecine des États-Unis, que l'on retrouve aussi chez la Fédération Française des Diabétiques.

Regardez vos pieds chaque jour

Examinez tout le pied, y compris la plante, le talon et entre les orteils. Cherchez les coupures, ampoules, frottements, fissures, zones rouges ou plus chaudes et les nouveaux durillons. Un miroir posé au sol aide à voir la plante. Si vous voyez mal ou n'arrivez pas jusqu'à vos pieds, les recommandations demandent qu'une autre personne de la maison le fasse. Le moment le plus facile à retenir, c'est le soir, quand vous enlevez vos chaussures.

Lavage, séchage et hydratation

Personne appliquant une crème hydratante sur son pied, assise sur le bord de la baignoire : hydrater la peau chaque jour évite les fissures du pied diabétique, mais sans mettre de crème entre les orteils

Lavez-vous les pieds chaque jour à l'eau tiède, en dessous de 37 °C, et vérifiez la température avec le coude, jamais avec le pied. Séchez-les avec soin, sans frotter, surtout entre les orteils. Si la peau est sèche, appliquez une crème hydratante sur tout le pied sauf entre les orteils, où l'humidité ramollit la peau et la fait se fendre.

Si vous remarquez des démangeaisons, une desquamation ou des fissures entre les orteils, il peut s'agir d'un pied d'athlète. Chez une personne diabétique, mieux vaut le traiter tôt, car les fissures qu'il laisse sont une porte d'entrée pour les bactéries. Nous l'expliquons dans l'article sur le pied d'athlète et les mycoses du pied.

Ongles, durillons et cors

Coupez vos ongles droit, sans creuser les coins, de préférence après le bain, quand ils sont ramollis. S'ils sont épais, déformés ou si vous les voyez mal, faites-les couper par le podologue. Les durillons et les cors ne se traitent pas à la maison : pas de lame, de ciseaux, de coricides ni de pansements à l'acide. Au cabinet, on les retire avec des techniques indolores et, surtout, on en cherche la cause, souvent une chaussure ou une façon de marcher qui charge toujours le même point.

Chaud et froid : attention à la bouillotte

Avec le froid reviennent les bouillottes, les coussins chauffants, les chauffages d'appoint et, dans certaines maisons, le brasero. Pour un pied peu sensible, c'est un vrai danger. L'IWGDF demande de n'utiliser aucun type de chauffage ni de bouillotte pour se réchauffer les pieds, et MedlinePlus prévient qu'ils peuvent provoquer des brûlures graves quand la peau perçoit mal la chaleur. Si vous avez froid aux pieds, portez des chaussettes chaudes, sans coutures et qui ne serrent pas.

En été, le danger change de place : le sable de la plage, le carrelage de la piscine ou le bitume au soleil. MedlinePlus insiste : ne marchez jamais pieds nus sur une surface chaude.

Jamais pieds nus, même à la maison

C'est le conseil le plus difficile à suivre, et les recommandations elles-mêmes le reconnaissent : beaucoup de gens préfèrent marcher pieds nus ou en chaussettes chez eux. Malgré tout, l'IWGDF le recommande fermement à toutes les personnes ayant un pied à risque : ne pas marcher pieds nus, ni en chaussettes sans chaussures, ni en chaussons à semelle fine, à l'intérieur comme à l'extérieur. En marchant ainsi, la plante supporte plus de pression et rien ne la protège d'un choc, d'un objet au sol ou d'une surface chaude. À la maison, mieux vaut une chaussure fermée, confortable et avec une bonne semelle.

Chaussures et semelles pour le pied diabétique

Selon l'IWGDF, des chaussures inadaptées et la marche pieds nus font partie des principales causes des blessures qui finissent en ulcère. Voici les repères que donnent les recommandations pour bien choisir :

C'est le bon moment pour y penser : après des mois en sandales, le pied retrouve les chaussures fermées, et une paire neuve, ou rangée depuis le printemps, peut frotter précisément là où l'on ne sent plus rien.

Semelles sur mesure et chaussures thérapeutiques

Quand il y a des déformations, des durillons qui reviennent ou un ulcère antérieur, une chaussure ordinaire peut ne pas suffire. Dans ces cas, l'IWGDF recommande des chaussures thérapeutiques, plus profondes ou faites sur mesure, avec des semelles sur mesure qui répartissent la pression sous le pied. Il conseille aussi de ne jamais remettre la chaussure qui a provoqué un ulcère. À Clínica Eupnea, les semelles personnalisées sont conçues à partir de l'étude biomécanique de la marche, et le pied diabétique fait partie de leurs indications.

Que faire en cas de plaie au pied

Si vous trouvez une petite plaie, une ampoule ou un frottement, nettoyez la zone à l'eau et au savon doux ou au sérum physiologique, couvrez-la d'une compresse stérile et ne percez pas les ampoules. Faites-la ensuite examiner par un professionnel sans attendre de voir si elle guérit seule : MedlinePlus recommande de faire examiner sans délai tout problème de pied et de ne pas essayer de le traiter soi-même. En attendant, appuyez le moins possible sur le pied. Continuer à marcher sur une plaie qui ne fait pas mal est l'une des raisons pour lesquelles elle ne se referme pas.

En cas de pus, de mauvaise odeur, de peau rouge et chaude autour ou de fièvre, allez aux urgences le jour même.

Soins et suivi

À Clínica Eupnea, l'équipe d'infirmerie réalise les soins de plaies, ulcères compris, et assure le suivi des patients atteints de maladies chroniques comme le diabète. Un ulcère infecté, profond ou mal irrigué nécessite en plus l'avis d'une équipe spécialisée dans le pied diabétique, et dans ce cas nous vous indiquons où vous adresser.

Bien équilibrer son diabète, c'est aussi protéger ses pieds

Les soins du pied fonctionnent mieux quand le diabète est bien équilibré. MedlinePlus compte le bon contrôle de la glycémie parmi les mesures pour éviter les problèmes de pieds, et conseille d'arrêter de fumer, car le tabac réduit encore le sang qui arrive au pied.

L'équilibre se suit avec l'hémoglobine glyquée (HbA1c), qui reflète la glycémie moyenne des derniers mois, ainsi qu'avec la tension et le cholestérol, car la mauvaise circulation des jambes a presque toujours la même origine que la plupart des infarctus : l'athérosclérose. À Clínica Eupnea, le suivi du diabète est assuré par le Dr. David Pérez Asensio en endocrinologie et par le Dr. Josep Ausio en médecine générale, avec les analyses sur place. Pour revoir les types de diabète et leurs symptômes, consultez notre article sur le diabète, et pour savoir lire les lipides de votre bilan sanguin, celui sur le cholestérol élevé.

Avoir un pied à risque n'empêche pas de faire de l'exercice. L'IWGDF le juge compatible à condition de porter des chaussures adaptées et d'augmenter l'activité progressivement, jusqu'à environ 1 000 pas de plus par jour.

Idées reçues sur le pied diabétique

« Si ça ne fait pas mal, ce n'est pas grave. » Avec le pied diabétique, c'est l'inverse : le problème, c'est justement que ça ne fait pas mal. La neuropathie coupe le signal d'alarme, et un ulcère profond peut passer inaperçu pendant des jours.

« Un moment avec la bouillotte, ça ne peut pas faire de mal. » Avec une sensibilité diminuée, la peau brûle sans que la personne le sente. C'est pour cela que les recommandations la déconseillent dans tous les cas, même pour quelques minutes.

« Mes cors, je les enlève moi-même. » Une lame ou un coricide peuvent ouvrir une plaie sur un pied qui cicatrise mal. Les durillons se traitent chez le podologue, qui cherche aussi ce qui les provoque.

« Avec le diabète, l'amputation finit toujours par arriver. » C'est faux. Selon l'IWGDF, les personnes diabétiques qui gardent une sensibilité et une circulation normales et n'ont pas de déformation ne semblent pas avoir plus de risque d'ulcère que les autres, et une prise en charge du pied bien organisée pourrait éviter jusqu'à trois ulcères sur quatre.

Comment nous vous aidons à Clínica Eupnea

À Palamós, la consultation de podologie est assurée par la Sra. Virginia Marquez, membre du Col·legi de Podòlegs de Catalunya, le collège officiel des podologues de Catalogne. Le suivi du pied diabétique est périodique et préventif, et comprend :

Si nécessaire, l'échographie Doppler artérielle, les soins infirmiers, les analyses et les consultations d'endocrinologie et de médecine générale sont dans le même centre.

Bilan du pied diabétique à Palamós

Si vous êtes diabétique et que personne n'a examiné vos pieds depuis un an, prenez rendez-vous. De même si vous ressentez des fourmillements ou un engourdissement, si vous avez des durillons qui reviennent ou si vous avez déjà eu une plaie qui a tardé à guérir. Vous pouvez appeler le 872 21 75 91 ou nous écrire sur WhatsApp, du lundi au vendredi de 9 h à 13 h 30 et de 15 h 30 à 19 h 30.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le pied diabétique ?

C'est l'ensemble des problèmes que le diabète provoque aux pieds : perte de sensibilité liée à l'atteinte des nerfs (neuropathie), mauvaise circulation, déformations, ulcères, infections et, dans les cas graves, amputations. La complication la plus fréquente est l'ulcère, une plaie qui apparaît généralement dans une zone d'appui et cicatrise mal.

À quelle fréquence une personne diabétique doit-elle faire examiner ses pieds ?

Selon les recommandations internationales de l'IWGDF, une fois par an si la sensibilité et la circulation sont normales ; tous les 6 à 12 mois si l'une des deux est atteinte ; tous les 3 à 6 mois si les deux le sont ou s'il y a des déformations ; et tous les 1 à 3 mois s'il y a déjà eu un ulcère ou une amputation. Il faut aussi regarder ses pieds chaque jour à la maison.

Puis-je me couper les ongles des pieds si je suis diabétique ?

Oui, si vous voyez bien, si vous atteignez vos pieds sans difficulté et si vos ongles sont normaux : coupez-les droit sans creuser les coins, de préférence après le bain. S'ils sont épais, déformés ou incarnés, ou si votre sensibilité ou votre vue sont diminuées, mieux vaut les faire couper par le podologue.

Que faire si j'ai une ampoule ou une plaie au pied ?

Nettoyez-la à l'eau et au savon doux, couvrez-la d'une compresse stérile, ne percez pas l'ampoule et marchez le moins possible. Faites-la examiner par un professionnel sans attendre de voir si elle guérit seule. En cas de pus, de mauvaise odeur, de rougeur qui s'étend ou de fièvre, allez aux urgences.

Puis-je utiliser une bouillotte si j'ai froid aux pieds ?

Ce n'est pas conseillé. Si la sensibilité du pied est diminuée, vous pouvez vous brûler sans vous en rendre compte, et les recommandations déconseillent toute source de chaleur directe : bouillottes, coussins chauffants, chauffages d'appoint ou braseros. Mieux vaut des chaussettes chaudes sans coutures. Si vous avez souvent froid aux pieds, signalez-le en consultation, car il faut écarter un problème de circulation.

Quelles chaussures choisir pour un pied diabétique ?

Une chaussure fermée qui mesure à l'intérieur 1 à 2 centimètres de plus que le pied, aussi large que la partie la plus large du pied et avec de la place pour les orteils. Essayez-la debout et en fin de journée, vérifiez l'intérieur avant de l'enfiler et portez-la progressivement. S'il y a des déformations ou s'il y a déjà eu un ulcère, le podologue peut conseiller des chaussures thérapeutiques ou des semelles sur mesure.

Peut-on prévenir l'amputation liée au pied diabétique ?

Dans de nombreux cas, oui. Beaucoup d'amputations commencent par un ulcère qui n'a pas été soigné à temps, et l'IWGDF estime qu'une prise en charge du pied bien organisée pourrait éviter jusqu'à 75 % des ulcères. Les clés sont un diabète bien équilibré, l'arrêt du tabac, l'examen quotidien des pieds, de bonnes chaussures et des contrôles réguliers chez le podologue.


Vous êtes diabétique et personne n'a regardé vos pieds depuis longtemps ?

À Clínica Eupnea, à Palamós, notre podologue contrôle la sensibilité et la circulation de vos pieds, traite durillons et ongles et vous indique à quelle fréquence revenir.

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