Un petit caillou dans la chaussure gêne n'importe qui au bout de quelques pas. Une personne diabétique dont les nerfs du pied sont abîmés peut marcher avec toute la matinée sans s'en rendre compte, et découvrir le soir une plaie sous le pied. Beaucoup de problèmes de pied diabétique commencent ainsi, par une petite lésion qui ne fait pas mal, que personne ne voit à temps et qui met ensuite longtemps à guérir.
Le 14 novembre, c'est la Journée mondiale du diabète, et la Fédération internationale du diabète a choisi pour 2026 et 2027 le thème de l'action précoce (Early action on diabetes). Pour les pieds, agir tôt veut dire les regarder chaque jour, ne pas laisser traîner un durillon ou un frottement et faire le bilan du pied diabétique chez le podologue avant qu'un ulcère n'apparaisse. Voici ce que le diabète fait au pied, les signes à ne jamais ignorer, et les soins, contrôles et chaussures qui évitent la plupart des problèmes.
Dans cet article
L'essentiel en une minute
- Le pied diabétique regroupe les problèmes que le diabète provoque au pied : perte de sensibilité due à la neuropathie, mauvaise circulation, durillons qui se transforment en ulcère, infections et, dans les cas graves, amputations.
- Selon les recommandations internationales de l'IWGDF, entre 19 % et 34 % des personnes diabétiques auront un ulcère du pied au cours de leur vie.
- Ce qui protège le plus est simple : regarder ses pieds chaque jour, ne jamais marcher pieds nus, même à la maison, et porter des chaussures qui ne serrent ni ne frottent.
- Pas de bouillotte, de chauffage d'appoint ni de brasero pour se réchauffer les pieds : avec une sensibilité diminuée, la peau brûle sans qu'on le sente.
- Le bilan chez le podologue va d'une fois par an, si le pied est sain, à tous les un à trois mois s'il y a déjà eu un ulcère.
- Un pied rouge, chaud et gonflé ou une plaie qui ne s'améliore pas imposent de consulter le jour même, même sans douleur.
Qu'est-ce que le pied diabétique ?
Le Groupe de travail international sur le pied diabétique (IWGDF), qui publie les recommandations de référence dans le monde entier, appelle pied diabétique l'un ou l'autre de ces problèmes au pied d'une personne diabétique : neuropathie périphérique, artériopathie des membres inférieurs, infection, ulcère, neuro-ostéoarthropathie de Charcot, gangrène ou amputation. La complication la plus fréquente et la plus préoccupante est l'ulcère du pied diabétique, une plaie qui traverse la peau, presque toujours dans une zone soumise à une forte pression, et qui tarde à se refermer.
Le diabète est très répandu. L'Organisation mondiale de la santé estime que 830 millions de personnes vivaient avec un diabète en 2022, soit 14 % des adultes de la planète, deux fois plus qu'en 1990, et rappelle que beaucoup ont des problèmes de pieds qui peuvent aboutir à des ulcères et à des amputations. En Espagne, l'étude di@bet.es, menée en 2009 et 2010, a trouvé un diabète chez 13,8 % des adultes, et près de la moitié d'entre eux ne le savaient pas.
Combien de personnes finissent par avoir un ulcère
Les recommandations 2023 de l'IWGDF estiment qu'entre 19 % et 34 % des personnes diabétiques auront un ulcère du pied à un moment de leur vie, et qu'environ 2 % en ont un chaque année. Une fois guéri, il revient très facilement : 40 % des personnes en refont un dans l'année et 65 % dans les trois ans.
Ce n'est pas seulement un problème de pied. Une analyse publiée en 2020 dans le Journal of Foot and Ankle Research a montré que, cinq ans après un ulcère, 30,5 % des patients étaient décédés, un chiffre proche de celui de l'ensemble des cancers (31 %). Les auteurs concluent que l'ulcère et l'amputation sont plus qu'un simple reflet d'une mauvaise santé : ils sont en eux-mêmes associés à une mort prématurée.
Le risque n'est pourtant pas le même pour tout le monde. Selon l'IWGDF, les personnes diabétiques qui gardent une sensibilité et une circulation normales et n'ont pas de déformation du pied ne semblent pas avoir plus de risque d'ulcère que les personnes non diabétiques. Et une prise en charge du pied bien organisée pourrait éviter jusqu'à 75 % des ulcères.
Pourquoi le diabète abîme les pieds
Avec les années, l'excès de glucose dans le sang abîme les nerfs et les vaisseaux sanguins. Au pied, ces deux atteintes s'ajoutent à une réalité à laquelle on pense rarement : c'est la partie du corps qui porte le plus de poids et qui frotte le plus contre la chaussure.
Les nerfs : un pied qui ne prévient plus
La neuropathie diabétique fait perdre au pied ce que les recommandations appellent la sensibilité de protection : il ne sent plus un caillou dans la chaussure, une couture qui frotte ou une eau trop chaude. La peau a aussi tendance à se dessécher et à se fissurer, et chaque fissure est une porte d'entrée pour les bactéries. La neuropathie donne parfois des fourmillements, des brûlures ou des picotements ; parfois, aucun symptôme.
Les artères : moins de sang, une moins bonne cicatrisation
L'artériopathie des membres inférieurs est le rétrécissement des artères des jambes, presque toujours dû à l'athérosclérose, les mêmes plaques qui bouchent les artères du cœur. Selon l'IWGDF, elle est présente chez jusqu'à la moitié des personnes ayant un ulcère et constitue un facteur de risque important de mauvaise cicatrisation, de gangrène et d'amputation. Son symptôme typique est la claudication intermittente : une douleur au mollet à la marche qui oblige à s'arrêter et se calme au repos. Mais avec une neuropathie, elle peut ne pas faire mal du tout.
La pression : du durillon à l'ulcère
L'IWGDF décrit comment se forme l'ulcère le plus typique. Le pied sans sensibilité, souvent avec des orteils en griffe ou des articulations plus raides, répartit mal le poids à la marche, et un durillon se forme là où la pression est la plus forte. Le durillon augmente encore la pression, un petit saignement apparaît dessous et une plaie finit par s'ouvrir. D'autres fois, le déclencheur est un choc, une chaussure qui serre ou une brûlure. Et comme cela ne fait pas mal, on continue à marcher dessus, ce qui l'empêche justement de guérir.
Signes d'alerte du pied diabétique
La première chose à savoir, c'est que le pied diabétique peut ne donner aucun symptôme. Les recommandations sont claires : ne rien sentir n'exclut ni une neuropathie, ni une mauvaise circulation, ni même un ulcère. Il faut donc regarder ses pieds, pas seulement les écouter. Prenez rendez-vous dans les jours qui viennent si vous remarquez :
- des fourmillements, des brûlures, des picotements ou un engourdissement des pieds ;
- que vous distinguez mal l'eau tiède de l'eau chaude ;
- une peau très sèche ou fissurée ;
- des durillons ou des cors qui reviennent sans cesse, surtout s'ils présentent un point sombre, qui peut être du sang en dessous ;
- des ongles épaissis, incarnés ou atteints de mycose ;
- une douleur au mollet à la marche qui se calme à l'arrêt ;
- des changements de forme du pied, comme des orteils en griffe ou en marteau ;
- des ampoules, des frottements ou des coupures qui tardent à guérir.
Quand consulter le jour même
N'attendez pas votre rendez-vous si vous êtes diabétique et que vous constatez :
- une plaie ouverte ou un ulcère, même petit ;
- un pied ou un orteil rouge, chaud ou gonflé, même sans douleur ;
- du pus, une mauvaise odeur ou une rougeur qui s'étend autour d'une plaie ;
- une zone de peau noire, ou un orteil très pâle et froid ;
- de la fièvre ou un malaise associés à l'un de ces signes.
Dans ce cas, consultez le jour même et, si ce n'est pas possible, allez aux urgences. Sachez que la neuropathie et la mauvaise circulation peuvent masquer une infection : selon l'IWGDF, les infections légères ou modérées ne s'accompagnent souvent ni de fièvre ni de douleur.
Types de pied diabétique : neuropathique, ischémique ou mixte
Tous les ulcères n'ont pas la même origine, et cela change le traitement. L'IWGDF explique que presque toutes les personnes ayant un ulcère ont une neuropathie, et que la plupart des ulcères sont purement neuropathiques ou mixtes. Les ulcères purement ischémiques sont peu nombreux.
| Ce qu'on observe | Pied neuropathique | Pied ischémique |
|---|---|---|
| Cause principale | Atteinte des nerfs : le pied perd sa sensibilité | Artères rétrécies : peu de sang arrive |
| Douleur | Faible ou absente, même si la plaie est profonde | Le plus souvent douloureux |
| Où apparaît la plaie | Dans les zones d'appui de la plante, souvent sous un durillon | Après un choc ou un petit frottement |
| Pouls du pied | Perçus | Faibles ou absents |
Tableau indicatif établi à partir des recommandations de l'IWGDF. Le diagnostic est posé par un professionnel en consultation.
La forme neuro-ischémique associe les deux et c'est la plus trompeuse : comme les nerfs ne préviennent plus, le manque d'irrigation peut ne donner aucun symptôme, même s'il est grave.
Le pied de Charcot
Il existe une complication moins connue qu'il vaut mieux garder en tête : la neuro-ostéoarthropathie de Charcot. C'est une inflammation sans infection qui, dans un pied atteint de neuropathie, abîme peu à peu les os, les articulations et les tissus mous. Si elle n'est pas traitée à temps, des fractures et des luxations apparaissent et le pied se déforme. Elle commence généralement par un pied rouge, chaud et gonflé, la peau intacte, et à cause de la neuropathie elle-même elle peut faire peu ou pas mal. On peut la confondre avec une infection, une crise de goutte ou une thrombose, si bien que tout pied de ce type chez une personne diabétique doit être évalué sans attendre. Le traitement consiste à mettre le pied en décharge et à l'immobiliser, souvent avec un plâtre à contact total jusqu'au genou, et dure en général plusieurs mois.
Le bilan du pied diabétique chez le podologue
L'examen régulier est la base de la prévention. L'IWGDF la résume en cinq points : repérer le pied à risque, l'examiner régulièrement, apprendre à la personne et à sa famille à en prendre soin, porter des chaussures adaptées et traiter à temps ce qui peut se transformer en ulcère, comme les durillons, les ongles incarnés ou les mycoses.
Ce que l'on examine
- La sensibilité. Elle se teste avec un monofilament de 10 grammes, un fil de nylon appuyé sur la plante du pied, et avec un diapason de 128 Hz posé sur le gros orteil pour voir si vous sentez la vibration.
- La circulation. On vous interroge sur la douleur à la marche et on palpe les pouls du pied. S'ils ne sont pas perçus, on peut mesurer la pression à la cheville pour calculer l'index de pression systolique (IPS), ou étudier les artères par écho-Doppler.
- La peau et les ongles. Couleur, température, durillons, fissures, mycoses, ampoules et petits saignements sous un durillon.
- La forme du pied. Orteils en griffe ou en marteau, saillies osseuses et raideur des articulations, en examinant le pied couché et debout.
- Les chaussures et l'autosoin. Si les chaussures sont à la bonne taille et ne frottent pas, comment vous vous coupez les ongles et si vous voyez la plante de vos pieds.
À Clínica Eupnea, la consultation de podologie réalise des examens vasculaires et neurologiques du pied diabétique, et s'il faut étudier de plus près les artères des jambes, l'échographie Doppler artérielle se fait dans le même centre.
À quelle fréquence contrôler le pied diabétique
La fréquence dépend du risque. Les recommandations 2023 de l'IWGDF le divisent en quatre niveaux :
| Risque | Ce que présente la personne | Contrôle |
|---|---|---|
| 0, très faible | Sensibilité et circulation normales | Une fois par an |
| 1, faible | Perte de sensibilité ou mauvaise circulation | Tous les 6 à 12 mois |
| 2, modéré | Les deux à la fois, ou l'une des deux avec une déformation du pied | Tous les 3 à 6 mois |
| 3, élevé | Perte de sensibilité ou mauvaise circulation, plus un ulcère antérieur, une amputation ou une insuffisance rénale terminale | Tous les 1 à 3 mois |
Source : recommandations pratiques de l'IWGDF 2023. Les intervalles reposent sur l'avis d'experts, car aucune étude n'a fixé la fréquence idéale.
La podologue fixe la fréquence après le premier examen et la modifie si le pied change. Un ulcère guéri n'est jamais considéré comme complètement refermé : l'IWGDF parle de pied en rémission, car le risque de récidive est très élevé et la prévention doit se poursuivre toute la vie.
Soins quotidiens du pied diabétique
Les conseils pour la maison sont presque les mêmes dans toutes les recommandations. Ce sont ceux que l'IWGDF donne aux personnes ayant un pied à risque et ceux de MedlinePlus, l'encyclopédie médicale de la Bibliothèque nationale de médecine des États-Unis, que l'on retrouve aussi chez la Fédération Française des Diabétiques.
Regardez vos pieds chaque jour
Examinez tout le pied, y compris la plante, le talon et entre les orteils. Cherchez les coupures, ampoules, frottements, fissures, zones rouges ou plus chaudes et les nouveaux durillons. Un miroir posé au sol aide à voir la plante. Si vous voyez mal ou n'arrivez pas jusqu'à vos pieds, les recommandations demandent qu'une autre personne de la maison le fasse. Le moment le plus facile à retenir, c'est le soir, quand vous enlevez vos chaussures.
Lavage, séchage et hydratation
Lavez-vous les pieds chaque jour à l'eau tiède, en dessous de 37 °C, et vérifiez la température avec le coude, jamais avec le pied. Séchez-les avec soin, sans frotter, surtout entre les orteils. Si la peau est sèche, appliquez une crème hydratante sur tout le pied sauf entre les orteils, où l'humidité ramollit la peau et la fait se fendre.
Si vous remarquez des démangeaisons, une desquamation ou des fissures entre les orteils, il peut s'agir d'un pied d'athlète. Chez une personne diabétique, mieux vaut le traiter tôt, car les fissures qu'il laisse sont une porte d'entrée pour les bactéries. Nous l'expliquons dans l'article sur le pied d'athlète et les mycoses du pied.
Ongles, durillons et cors
Coupez vos ongles droit, sans creuser les coins, de préférence après le bain, quand ils sont ramollis. S'ils sont épais, déformés ou si vous les voyez mal, faites-les couper par le podologue. Les durillons et les cors ne se traitent pas à la maison : pas de lame, de ciseaux, de coricides ni de pansements à l'acide. Au cabinet, on les retire avec des techniques indolores et, surtout, on en cherche la cause, souvent une chaussure ou une façon de marcher qui charge toujours le même point.
Chaud et froid : attention à la bouillotte
Avec le froid reviennent les bouillottes, les coussins chauffants, les chauffages d'appoint et, dans certaines maisons, le brasero. Pour un pied peu sensible, c'est un vrai danger. L'IWGDF demande de n'utiliser aucun type de chauffage ni de bouillotte pour se réchauffer les pieds, et MedlinePlus prévient qu'ils peuvent provoquer des brûlures graves quand la peau perçoit mal la chaleur. Si vous avez froid aux pieds, portez des chaussettes chaudes, sans coutures et qui ne serrent pas.
En été, le danger change de place : le sable de la plage, le carrelage de la piscine ou le bitume au soleil. MedlinePlus insiste : ne marchez jamais pieds nus sur une surface chaude.
Jamais pieds nus, même à la maison
C'est le conseil le plus difficile à suivre, et les recommandations elles-mêmes le reconnaissent : beaucoup de gens préfèrent marcher pieds nus ou en chaussettes chez eux. Malgré tout, l'IWGDF le recommande fermement à toutes les personnes ayant un pied à risque : ne pas marcher pieds nus, ni en chaussettes sans chaussures, ni en chaussons à semelle fine, à l'intérieur comme à l'extérieur. En marchant ainsi, la plante supporte plus de pression et rien ne la protège d'un choc, d'un objet au sol ou d'une surface chaude. À la maison, mieux vaut une chaussure fermée, confortable et avec une bonne semelle.
Chaussures et semelles pour le pied diabétique
Selon l'IWGDF, des chaussures inadaptées et la marche pieds nus font partie des principales causes des blessures qui finissent en ulcère. Voici les repères que donnent les recommandations pour bien choisir :
- Longueur : à l'intérieur, 1 à 2 centimètres de plus que le pied.
- Largeur : égale à la partie la plus large du pied, à la naissance des orteils.
- Hauteur : assez d'espace pour que les orteils ne frottent pas sur le dessus.
- Essayez les chaussures debout et en fin de journée, quand le pied est plus gonflé.
- Regardez et palpez l'intérieur avant de les enfiler : un caillou, un clou ou une couture saillante peuvent passer inaperçus.
- Portez les chaussures neuves progressivement, une ou deux heures par jour au début, et alternez deux paires pour que la pression ne porte pas toujours au même endroit.
- Chaussettes sans coutures (ou à l'envers), qui ne serrent pas, propres et sèches chaque jour.
- Évitez les tongs, les chaussures étroites et les talons de plus de 5 centimètres.
C'est le bon moment pour y penser : après des mois en sandales, le pied retrouve les chaussures fermées, et une paire neuve, ou rangée depuis le printemps, peut frotter précisément là où l'on ne sent plus rien.
Semelles sur mesure et chaussures thérapeutiques
Quand il y a des déformations, des durillons qui reviennent ou un ulcère antérieur, une chaussure ordinaire peut ne pas suffire. Dans ces cas, l'IWGDF recommande des chaussures thérapeutiques, plus profondes ou faites sur mesure, avec des semelles sur mesure qui répartissent la pression sous le pied. Il conseille aussi de ne jamais remettre la chaussure qui a provoqué un ulcère. À Clínica Eupnea, les semelles personnalisées sont conçues à partir de l'étude biomécanique de la marche, et le pied diabétique fait partie de leurs indications.
Que faire en cas de plaie au pied
Si vous trouvez une petite plaie, une ampoule ou un frottement, nettoyez la zone à l'eau et au savon doux ou au sérum physiologique, couvrez-la d'une compresse stérile et ne percez pas les ampoules. Faites-la ensuite examiner par un professionnel sans attendre de voir si elle guérit seule : MedlinePlus recommande de faire examiner sans délai tout problème de pied et de ne pas essayer de le traiter soi-même. En attendant, appuyez le moins possible sur le pied. Continuer à marcher sur une plaie qui ne fait pas mal est l'une des raisons pour lesquelles elle ne se referme pas.
En cas de pus, de mauvaise odeur, de peau rouge et chaude autour ou de fièvre, allez aux urgences le jour même.
Soins et suivi
À Clínica Eupnea, l'équipe d'infirmerie réalise les soins de plaies, ulcères compris, et assure le suivi des patients atteints de maladies chroniques comme le diabète. Un ulcère infecté, profond ou mal irrigué nécessite en plus l'avis d'une équipe spécialisée dans le pied diabétique, et dans ce cas nous vous indiquons où vous adresser.
Bien équilibrer son diabète, c'est aussi protéger ses pieds
Les soins du pied fonctionnent mieux quand le diabète est bien équilibré. MedlinePlus compte le bon contrôle de la glycémie parmi les mesures pour éviter les problèmes de pieds, et conseille d'arrêter de fumer, car le tabac réduit encore le sang qui arrive au pied.
L'équilibre se suit avec l'hémoglobine glyquée (HbA1c), qui reflète la glycémie moyenne des derniers mois, ainsi qu'avec la tension et le cholestérol, car la mauvaise circulation des jambes a presque toujours la même origine que la plupart des infarctus : l'athérosclérose. À Clínica Eupnea, le suivi du diabète est assuré par le Dr. David Pérez Asensio en endocrinologie et par le Dr. Josep Ausio en médecine générale, avec les analyses sur place. Pour revoir les types de diabète et leurs symptômes, consultez notre article sur le diabète, et pour savoir lire les lipides de votre bilan sanguin, celui sur le cholestérol élevé.
Avoir un pied à risque n'empêche pas de faire de l'exercice. L'IWGDF le juge compatible à condition de porter des chaussures adaptées et d'augmenter l'activité progressivement, jusqu'à environ 1 000 pas de plus par jour.
Idées reçues sur le pied diabétique
« Si ça ne fait pas mal, ce n'est pas grave. » Avec le pied diabétique, c'est l'inverse : le problème, c'est justement que ça ne fait pas mal. La neuropathie coupe le signal d'alarme, et un ulcère profond peut passer inaperçu pendant des jours.
« Un moment avec la bouillotte, ça ne peut pas faire de mal. » Avec une sensibilité diminuée, la peau brûle sans que la personne le sente. C'est pour cela que les recommandations la déconseillent dans tous les cas, même pour quelques minutes.
« Mes cors, je les enlève moi-même. » Une lame ou un coricide peuvent ouvrir une plaie sur un pied qui cicatrise mal. Les durillons se traitent chez le podologue, qui cherche aussi ce qui les provoque.
« Avec le diabète, l'amputation finit toujours par arriver. » C'est faux. Selon l'IWGDF, les personnes diabétiques qui gardent une sensibilité et une circulation normales et n'ont pas de déformation ne semblent pas avoir plus de risque d'ulcère que les autres, et une prise en charge du pied bien organisée pourrait éviter jusqu'à trois ulcères sur quatre.
Comment nous vous aidons à Clínica Eupnea
À Palamós, la consultation de podologie est assurée par la Sra. Virginia Marquez, membre du Col·legi de Podòlegs de Catalunya, le collège officiel des podologues de Catalogne. Le suivi du pied diabétique est périodique et préventif, et comprend :
- l'examen vasculaire et neurologique du pied, pour savoir à quel niveau de risque vous êtes ;
- les soins de podologie : durillons, cors et ongles incarnés ou épaissis, avec des techniques indolores ;
- des semelles sur mesure conçues à partir de l'étude biomécanique de la marche ;
- des conseils de chaussage et de soins quotidiens adaptés à votre pied.
Si nécessaire, l'échographie Doppler artérielle, les soins infirmiers, les analyses et les consultations d'endocrinologie et de médecine générale sont dans le même centre.
Bilan du pied diabétique à Palamós
Si vous êtes diabétique et que personne n'a examiné vos pieds depuis un an, prenez rendez-vous. De même si vous ressentez des fourmillements ou un engourdissement, si vous avez des durillons qui reviennent ou si vous avez déjà eu une plaie qui a tardé à guérir. Vous pouvez appeler le 872 21 75 91 ou nous écrire sur WhatsApp, du lundi au vendredi de 9 h à 13 h 30 et de 15 h 30 à 19 h 30.
Questions fréquentes
C'est l'ensemble des problèmes que le diabète provoque aux pieds : perte de sensibilité liée à l'atteinte des nerfs (neuropathie), mauvaise circulation, déformations, ulcères, infections et, dans les cas graves, amputations. La complication la plus fréquente est l'ulcère, une plaie qui apparaît généralement dans une zone d'appui et cicatrise mal.
Selon les recommandations internationales de l'IWGDF, une fois par an si la sensibilité et la circulation sont normales ; tous les 6 à 12 mois si l'une des deux est atteinte ; tous les 3 à 6 mois si les deux le sont ou s'il y a des déformations ; et tous les 1 à 3 mois s'il y a déjà eu un ulcère ou une amputation. Il faut aussi regarder ses pieds chaque jour à la maison.
Oui, si vous voyez bien, si vous atteignez vos pieds sans difficulté et si vos ongles sont normaux : coupez-les droit sans creuser les coins, de préférence après le bain. S'ils sont épais, déformés ou incarnés, ou si votre sensibilité ou votre vue sont diminuées, mieux vaut les faire couper par le podologue.
Nettoyez-la à l'eau et au savon doux, couvrez-la d'une compresse stérile, ne percez pas l'ampoule et marchez le moins possible. Faites-la examiner par un professionnel sans attendre de voir si elle guérit seule. En cas de pus, de mauvaise odeur, de rougeur qui s'étend ou de fièvre, allez aux urgences.
Ce n'est pas conseillé. Si la sensibilité du pied est diminuée, vous pouvez vous brûler sans vous en rendre compte, et les recommandations déconseillent toute source de chaleur directe : bouillottes, coussins chauffants, chauffages d'appoint ou braseros. Mieux vaut des chaussettes chaudes sans coutures. Si vous avez souvent froid aux pieds, signalez-le en consultation, car il faut écarter un problème de circulation.
Une chaussure fermée qui mesure à l'intérieur 1 à 2 centimètres de plus que le pied, aussi large que la partie la plus large du pied et avec de la place pour les orteils. Essayez-la debout et en fin de journée, vérifiez l'intérieur avant de l'enfiler et portez-la progressivement. S'il y a des déformations ou s'il y a déjà eu un ulcère, le podologue peut conseiller des chaussures thérapeutiques ou des semelles sur mesure.
Dans de nombreux cas, oui. Beaucoup d'amputations commencent par un ulcère qui n'a pas été soigné à temps, et l'IWGDF estime qu'une prise en charge du pied bien organisée pourrait éviter jusqu'à 75 % des ulcères. Les clés sont un diabète bien équilibré, l'arrêt du tabac, l'examen quotidien des pieds, de bonnes chaussures et des contrôles réguliers chez le podologue.
Vous êtes diabétique et personne n'a regardé vos pieds depuis longtemps ?
À Clínica Eupnea, à Palamós, notre podologue contrôle la sensibilité et la circulation de vos pieds, traite durillons et ongles et vous indique à quelle fréquence revenir.
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