Dépression saisonnière : pourquoi le moral baisse en automne et comment la soigner

Femme regardant par la fenêtre un jour gris d'automne, la main posée sur la vitre : quand les jours raccourcissent, la dépression saisonnière peut faire baisser le moral

Ce dimanche 25 octobre, à trois heures du matin, les horloges reviendront à deux heures. À Palamós, le soleil se couchera samedi à 18 h 53 et dimanche à 17 h 51 : du jour au lendemain, une heure de lumière en moins l'après-midi. Dans les semaines qui suivent, beaucoup de gens ont plus de mal à se lever, ont plus faim et moins envie de voir du monde. Chez la plupart, cela passe. D'autres le vivent chaque année avec une telle intensité qu'il s'agit d'une dépression saisonnière, aussi appelée trouble affectif saisonnier.

Avec le changement d'heure qui arrive, il vaut la peine de voir comment distinguer un coup de mou passager d'une dépression, ce que l'on sait de l'effet du changement d'heure, pourquoi la lumière compte autant, quels traitements fonctionnent (la psychothérapie, la lumière et les médicaments) et quand prendre rendez-vous avec un psychologue.

Dans cet article

  1. Qu'est-ce que la dépression saisonnière
  2. Blues d'automne ou dépression ?
  3. Symptômes
  4. Pourquoi elle apparaît en automne
  5. Le changement d'heure
  6. Comment se fait le diagnostic
  7. Traitement
  8. Ce que vous pouvez faire
  9. Idées reçues
  10. Quand demander de l'aide
  11. Comment nous vous aidons à Clínica Eupnea
  12. Questions fréquentes

L'essentiel en une minute

  • La dépression saisonnière est une dépression qui revient à la même période de l'année, presque toujours à la fin de l'automne et en hiver, et qui s'améliore au printemps. Pour en parler, le schéma doit se répéter au moins deux années de suite.
  • Ce qui la distingue du blues d'automne, c'est l'intensité et la durée : les symptômes sont présents presque tous les jours et retentissent sur le travail, le sommeil et les relations.
  • Le plus typique : dormir davantage, avoir plus faim (surtout de sucré et de féculents), prendre du poids et s'isoler.
  • Après le passage à l'heure d'hiver, un registre danois de 185 419 contacts hospitaliers a relevé 11 % d'épisodes dépressifs en plus, un effet qui s'est estompé en une dizaine de semaines.
  • Les traitements les mieux étayés sont la thérapie cognitivo-comportementale, la luminothérapie à 10 000 lux et les antidépresseurs quand la dépression est modérée ou sévère.
  • Si vous pensez à vous faire du mal, appelez le 024 (gratuit, confidentiel, 24 h/24). En cas de danger immédiat, le 112.

Qu'est-ce que la dépression saisonnière ?

L'Institut national de la santé mentale des États-Unis (NIMH) la décrit comme un type de dépression qui revient selon un rythme saisonnier. Les symptômes durent environ quatre à cinq mois par an, le plus souvent de la fin de l'automne au printemps. Il existe aussi une forme estivale, beaucoup plus rare. Les manuels de diagnostic n'en font pas une maladie à part, mais une dépression, ou un trouble bipolaire, à caractère saisonnier, et pour en parler le schéma doit se répéter au moins deux années de suite.

Combien de personnes sont concernées ? Une méta-analyse publiée en 2025, qui a réuni 24 études et 32 866 participants, a estimé qu'environ 5 % de la population remplit les critères de la dépression saisonnière et que 9 % de plus en présentent une forme atténuée, avec des symptômes qui n'atteignent pas le seuil du diagnostic. La forme estivale tournait autour de 0,6 %. Ces chiffres proviennent d'un questionnaire et non d'entretiens cliniques : ils donnent un ordre de grandeur.

Qui est le plus touché

D'après le NIMH et MedlinePlus, elle est nettement plus fréquente chez les femmes, commence en général chez le jeune adulte et touche davantage les personnes qui ont déjà fait une dépression ou qui ont un trouble bipolaire, surtout de type II. Il arrive que plusieurs membres d'une même famille soient concernés. Le risque augmente aussi là où les nuits d'hiver sont longues, ce qu'il faut nuancer sur la Costa Brava, comme on le verra plus bas.

Blues d'automne ou dépression saisonnière ?

En automne, on parle beaucoup du blues d'automne, une expression courante pour la fatigue et le manque d'entrain des premières semaines de jours courts. Ce n'est pas un diagnostic médical. Le Manuel MSD le décrit ainsi : beaucoup de gens se sentent plus tristes à la fin de l'automne et en hiver, et chez certains cette tristesse est assez intense pour être considérée comme un type de dépression. La différence tient à l'intensité, à la durée et à tout ce que l'on cesse de faire :

Ce qu'il faut regarderBlues d'automneDépression saisonnière
Comment vous vous sentezPlus fatigué et moins motivé, mais vous prenez encore plaisir à certaines chosesTristesse ou sentiment de vide la plus grande partie de la journée et perte d'intérêt pour ce qui vous plaisait
Combien de tempsQuelques jours ou quelques semaines, avec des hauts et des basPresque tous les jours pendant deux semaines ou plus, souvent des mois, et cela revient chaque automne ou chaque hiver
RetentissementTout demande plus d'effort, mais vous y arrivezLe travail en pâtit et la maison, les repas ou les relations sont négligés
Autres signesUn peu plus de sommeil et d'appétitDormir beaucoup plus, manger davantage (surtout féculents et sucré), prendre du poids, culpabilité, désespoir et parfois idées de mort
Que faireLumière le matin, exercice et routineConsulter un psychologue ou le médecin de famille

Tableau indicatif. En cas de doute, une première consultation permet d'y voir clair.

Il existe une troisième possibilité qu'il ne faut pas oublier : que la fatigue ait une cause physique. L'hypothyroïdie, par exemple, donne fatigue, frilosité, prise de poids et moral en berne, et une simple prise de sang permet de l'écarter. Nous l'expliquons dans l'article sur les problèmes de thyroïde.

Symptômes de la dépression saisonnière

Les symptômes de fond sont ceux de toute dépression. Le service de santé britannique (NHS) les résume ainsi :

Ce qui la distingue des autres dépressions

Dans la dépression d'hiver, le corps a tendance à « hiberner ». MedlinePlus le résume en une phrase : la prise de poids et l'excès de sommeil sont plus typiques que l'amaigrissement et l'insomnie, qui sont plus fréquents dans les autres dépressions. Le NIMH ajoute l'envie de glucides (pain, pâtes, sucreries) et le repli sur soi. Le Manuel MSD décrit une autre plainte fréquente : le sommeil est continu et, malgré tout, la fatigue dure toute la journée.

Les symptômes ne s'installent pas d'un coup. Ils s'accentuent en général à la fin de l'automne et pendant l'hiver. Dans une étude menée auprès d'étudiants de Tromsø (Norvège) et de Ferrare (Italie), la plupart des participants des deux pays ont déclaré se sentir le plus mal en octobre et en novembre.

Pourquoi elle apparaît en automne

La lumière et l'horloge interne

La cause exacte n'est pas connue. L'explication la plus admise tient à la lumière : avec moins d'heures de soleil, la mélatonine, l'hormone qui prépare le corps au sommeil, et la sérotonine, qui intervient dans l'humeur, varient, et avec elles le sommeil et le moral. Le Manuel MSD le relie à un décalage entre le rythme circadien, l'horloge interne d'environ 24 heures, et les repères extérieurs, comme les heures de lever et de coucher.

Ce n'est pas non plus aussi simple que « manquer de lumière ». Une revue publiée en 2010 dans la revue française médecine/sciences rappelait que les personnes atteintes de dépression saisonnière reçoivent en hiver autant de lumière que le reste de la population : le manque de lumière, à lui seul, n'explique pas tout.

Sur la Costa Brava aussi ?

Palamós se trouve à environ 42 degrés de latitude nord. Le jour le plus court de l'année, le 21 décembre, compte un peu plus de neuf heures de lumière, contre plus de quinze fin juin. En Europe du Nord, l'écart est bien plus grand, et la méta-analyse de 2025 confirme que la dépression saisonnière est d'autant plus fréquente qu'on vit loin de l'équateur.

Le sud n'est pas épargné pour autant. Dans l'étude de Tromsø (69° N) et de Ferrare (44° N, pas très loin de notre latitude), les étudiants italiens rapportaient plus de variations avec les saisons, de l'humeur, du sommeil ou de l'énergie, que les Norvégiens. Les Norvégiens avaient plus de dépression saisonnière en hiver et au printemps, et en automne il n'y avait pas de différence. Les auteurs ont conclu que la latitude ne l'explique pas à elle seule. La lumière que vous recevez vraiment compte aussi : si vous travaillez à l'intérieur de neuf heures à dix-huit heures, en décembre vous sortez à la nuit tombée, car à Palamós le soleil se couche vers 17 h 20.

Le changement d'heure et le moral

Le passage à l'heure d'hiver a lieu ce dimanche 25 octobre : à 3 h du matin, il sera 2 h. Pendant quelques semaines, les matinées seront un peu plus claires et les fins d'après-midi auront, d'un coup, une heure de jour en moins. L'Europe débat depuis des années de la suppression des changements d'heure, mais rien n'a été adopté pour l'instant.

Ce qu'a trouvé l'étude danoise

Le travail le plus cité sur le sujet a été publié en 2017 dans la revue Epidemiology. Une équipe danoise a analysé 185 419 contacts hospitaliers pour dépression entre 1995 et 2012 et a constaté qu'après le passage à l'heure d'hiver les épisodes dépressifs augmentaient de 11 %. L'effet s'est estompé en une dizaine de semaines. Le changement de printemps, lui, ne s'accompagnait d'aucune hausse.

Les auteurs proposent une explication : la nuit qui tombe soudain une heure plus tôt marque le début d'une longue période de jours courts, ce qui peut peser sur le moral. Il faut le lire avec prudence. Le Danemark est bien plus au nord que la Catalogne, l'étude ne comptait que les diagnostics posés à l'hôpital et elle montre une association, pas que le changement d'heure cause la dépression. Pour la vie de tous les jours, elle laisse une idée utile : si vous savez que cela vous arrive, ces semaines sont le bon moment pour prendre les devants.

Comment s'adapter au changement

Profitez de la lumière que gagnent les matinées et sortez marcher tôt. Gardez la même heure de lever le week-end aussi, car des horaires réguliers aident l'horloge interne. Et ne compensez pas l'après-midi sombre par des écrans jusque tard : le NHS déconseille d'utiliser son téléphone juste avant d'aller se coucher.

Comment se fait le diagnostic

Aucun examen ne confirme une dépression saisonnière. Le diagnostic est posé par un professionnel au cours d'un entretien : quels symptômes, depuis quand, quel retentissement et si cela s'est déjà produit les années précédentes. Selon le NIMH, pour parler de caractère saisonnier, les épisodes doivent revenir à la même saison au moins deux années de suite et être plus fréquents que ceux des autres périodes.

Ce qu'une prise de sang permet d'écarter

Comme la fatigue et la prise de poids ont d'autres causes, MedlinePlus recommande un examen clinique et une prise de sang pour écarter les maladies aux symptômes semblables. Le Manuel MSD cite en particulier les troubles de la thyroïde, comme l'hypothyroïdie, et les carences en vitamines. À Clínica Eupnea, les analyses cliniques se font sur place, et le médecin de famille peut les prescrire et les interpréter.

Dépression saisonnière et trouble bipolaire

Un détail est à signaler en consultation : si, au printemps ou en été, vous traversez des périodes de grande énergie, avec peu de besoin de sommeil, de l'euphorie ou des projets qui s'emballent. Certaines personnes atteintes de trouble bipolaire ont un rythme saisonnier, avec une dépression en automne et en hiver et une hypomanie au printemps et en été, et dans ce cas le traitement est différent. Le NHS note aussi que certaines personnes connaissent une période d'énergie inhabituelle au début du printemps ou de l'été. La lumière elle-même peut, rarement, déclencher un épisode maniaque.

Traitement de la dépression saisonnière

Le NHS cite trois options : les antidépresseurs, la psychothérapie, comme la thérapie cognitivo-comportementale, et la luminothérapie. Le choix dépend de la sévérité. L'Organisation mondiale de la santé considère les psychothérapies comme le premier traitement et réserve les antidépresseurs aux dépressions modérées ou sévères, car les dépressions légères n'en ont pas besoin.

Thérapie cognitivo-comportementale

La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) existe dans une version adaptée à la dépression d'hiver. Elle se pratique en groupe, deux séances par semaine pendant six semaines, avec deux objectifs : repérer et modifier les pensées négatives sur l'hiver (« je n'aurai d'énergie pour rien avant mars ») et programmer des activités agréables qui vous font sortir de chez vous, ce qu'on appelle l'activation comportementale.

Un essai de l'université du Vermont l'a comparée à la lumière chez 177 adultes. À la fin du traitement, les deux ont aussi bien marché : un peu moins de la moitié des patients de chaque groupe (47,6 % et 47,2 %) n'avaient plus de symptômes. La différence est apparue ensuite. Le premier hiver, il n'y en a pas eu, mais le deuxième, 27 % des personnes qui avaient suivi la thérapie ont rechuté, contre 46 % dans le groupe de la lampe, et à ce moment-là seuls 30 % de ces derniers l'utilisaient encore. La chercheuse principale l'expliquait ainsi : la lumière agit tant qu'on l'utilise, comme un traitement contre l'hypertension, alors que la thérapie laisse des outils pour les hivers suivants. À Clínica Eupnea, la TCC fait partie des approches du service de psychologie, et elle est adaptée à chaque personne.

Luminothérapie à 10 000 lux

La luminothérapie consiste à s'asseoir chaque jour devant une lampe à lumière blanche très intense. Le NIMH parle de 10 000 lux pendant environ 30 à 45 minutes, en général le matin, de l'automne au printemps. MedlinePlus ajoute des détails pratiques : à une soixantaine de centimètres, les yeux ouverts mais sans fixer la lumière, en commençant à l'automne, avant l'arrivée des symptômes, si vous êtes déjà passé par là les années précédentes. Si elle fonctionne, l'amélioration se fait en général sentir en trois ou quatre semaines.

Les lampes conçues pour cet usage filtrent les ultraviolets et n'ont rien à voir avec une cabine de bronzage. Mieux vaut pourtant ne pas commencer seul. Elle peut donner des maux de tête et fatiguer les yeux, et MedlinePlus conseille de consulter un ophtalmologiste avant de commencer et de l'éviter si vous prenez des médicaments qui augmentent la sensibilité à la lumière, comme certains antibiotiques, antipsychotiques ou traitements du psoriasis. L'Inserm rappelle de son côté que la luminothérapie doit être prescrite par des spécialistes du sommeil ou des médecins formés à la chronobiologie, après évaluation des contre-indications. Le NHS, lui, ne la propose pas en général, car il estime que les preuves de son efficacité sont insuffisantes, tout en reconnaissant qu'elle aide beaucoup de gens. Si vous y pensez, parlez-en d'abord en consultation.

Antidépresseurs

Quand la dépression est modérée ou sévère, ou ne s'améliore pas avec ce qui précède, le médecin peut prescrire un antidépresseur, seul ou associé à la thérapie. Il faut compter quatre à huit semaines pour qu'il fasse effet. Aux États-Unis, l'agence du médicament (FDA) a autorisé une forme de bupropion à libération prolongée pour prévenir les épisodes, à prendre chaque jour de l'automne au début du printemps. Comme pour toute dépression, on ne l'arrête pas brutalement, et après un premier épisode le portail de santé catalan Canal Salut recommande de le poursuivre au moins six mois après la disparition des symptômes.

Les psychologues ne prescrivent pas de médicaments. À Clínica Eupnea, c'est le rôle du médecin de famille, le Dr. Josep Ausio, du service de médecine générale, qui peut aussi vous orienter vers un psychiatre si nécessaire.

Et la vitamine D ?

C'est la question de chaque automne. Selon le NIMH, les études qui ont testé la vitamine D comme traitement de la dépression saisonnière ont donné des résultats contradictoires : certaines ont trouvé un effet comparable à celui de la lumière, d'autres aucun. Si une prise de sang montre une carence, il vaut la peine de la corriger, mais cela ne remplace pas le traitement de la dépression. Nous le détaillons dans l'article sur la carence en vitamine D.

Ce que vous pouvez faire cet automne

Homme marchant sur une allée couverte de feuilles dans la lumière d'un matin d'automne : sortir à la lumière naturelle tôt dans la journée fait partie des mesures qui aident en cas de dépression saisonnière

Aucune de ces mesures ne remplace un traitement quand il y a une dépression, mais elles aident tout le monde et ce sont les premières que recommandent le NHS et l'OMS :

Idées reçues sur la dépression saisonnière

« C'est le blues d'automne, ça passera. » Il est vrai que, sans traitement, les symptômes s'atténuent souvent d'eux-mêmes au changement de saison. Mais cela peut représenter quatre ou cinq mois difficiles chaque année, et MedlinePlus avertit qu'elle peut devenir une dépression plus durable. Avec un traitement, le pronostic est bon.

« Ici, avec tout ce soleil, ça n'existe pas. » Elle est moins fréquente qu'en Europe du Nord, mais l'étude de Ferrare et de Tromsø a montré que les variations d'humeur selon les saisons ne sont pas l'apanage des pays nordiques. Et la lumière qui compte est celle que vous recevez, pas celle qu'il fait dehors pendant que vous êtes au bureau.

« N'importe quelle lampe fait l'affaire. » Selon le NIMH, une lampe de luminothérapie produit une lumière environ 20 fois plus intense que l'éclairage intérieur ordinaire. Une lampe de bureau n'a rien à voir, et même avec la bonne lampe, mieux vaut demander avis avant.

« C'est un manque de volonté. » Ce n'est ni de la paresse ni un manque de caractère : c'est un trouble qui se soigne. Demander de l'aide, ce n'est pas exagérer. Canal Salut rappelle que, même dans les pays développés, plus de la moitié des personnes atteintes de dépression ne sont ni diagnostiquées ni traitées.

Quand demander de l'aide

Prenez rendez-vous avec un psychologue ou votre médecin si :

Si ce qui domine, c'est l'angoisse, l'agitation ou les palpitations, il peut s'agir d'anxiété, qui se soigne aussi en consultation. Nous l'expliquons dans l'article sur l'anxiété et le stress.

Comment nous vous aidons à Clínica Eupnea

À Palamós, le service de psychologie se compose de deux psychologues diplômées. La Sra. Carla Sidro assure la consultation générale pour adultes, adolescents et enfants, qui couvre la dépression, l'anxiété, le stress et le deuil, et la Sra. Miruna Mihaila est spécialisée en neuropsychologie et en psychologie gériatrique.

Consultation de psychologie à Palamós

Lors de la première consultation, on parle de ce que vous ressentez, depuis quand et si cela s'est déjà produit les hivers précédents, puis un plan est proposé. Les séances durent de 50 à 60 minutes et peuvent aussi se faire en visioconférence, ce qui est pratique quand la nuit tombe tôt et qu'on a du mal à sortir de chez soi.

S'il faut écarter une cause physique ou envisager un médicament, la consultation de médecine générale et les analyses sont dans le même centre. Pour prendre rendez-vous, appelez le 872 21 75 91 ou écrivez-nous sur WhatsApp, du lundi au vendredi de 9 h à 13 h 30 et de 15 h 30 à 19 h 30.

Questions fréquentes

La dépression saisonnière est-elle une vraie dépression ?

Oui. Les manuels de diagnostic la classent comme une dépression, ou un trouble bipolaire, à caractère saisonnier : les épisodes reviennent à la même période de l'année au moins deux années de suite. Elle peut perturber le sommeil, le travail ou les relations autant que n'importe quelle autre dépression, et elle se soigne avec les mêmes outils.

Combien de temps dure une dépression saisonnière ?

Selon l'Institut national de la santé mentale des États-Unis, les symptômes durent environ quatre à cinq mois par an, le plus souvent de la fin de l'automne au printemps. Sans traitement, ils s'atténuent souvent d'eux-mêmes au changement de saison, mais reviennent l'année suivante. Avec un traitement, le pronostic est bon, et beaucoup de personnes doivent le reprendre chaque automne pour éviter une rechute.

Le changement d'heure peut-il provoquer une dépression ?

Rien ne prouve qu'il la provoque à lui seul. Au Danemark, une étude portant sur 185 419 contacts hospitaliers a trouvé 11 % d'épisodes dépressifs en plus après le passage à l'heure d'hiver, un effet qui s'est estompé en une dizaine de semaines. C'est une association observée dans un pays bien plus au nord, pas une preuve de cause.

Les lampes de luminothérapie sont-elles efficaces ?

Dans les études, oui. Dans un essai mené auprès de 177 adultes, 47 % de ceux qui ont utilisé une lumière de 10 000 lux chaque matin pendant six semaines n'avaient plus de symptômes, autant qu'avec une thérapie cognitivo-comportementale. Le service de santé britannique estime toutefois que les preuves de son efficacité sont insuffisantes. Elle peut donner des maux de tête ou fatiguer les yeux et ne convient pas si vous prenez des médicaments qui augmentent la sensibilité à la lumière : demandez avis avant.

Qu'est-ce qui marche le mieux, la thérapie ou la lumière ?

À court terme, les deux marchent aussi bien. À long terme, la thérapie cognitivo-comportementale a donné de meilleurs résultats dans l'essai de l'université du Vermont : deux hivers plus tard, 27 % des personnes qui avaient suivi la thérapie ont rechuté, contre 46 % de celles qui avaient utilisé la lampe. On peut les associer, et dans les dépressions modérées ou sévères un médicament est aussi envisagé.

Peut-on faire une dépression saisonnière en été ?

Oui, même si c'est beaucoup plus rare. Dans la méta-analyse de 2025, la forme estivale touchait environ 0,6 % des personnes, contre 5 % pour la forme hivernale. Dans cette forme dominent plutôt l'insomnie, le manque d'appétit avec perte de poids, l'agitation et l'anxiété.

Quand faut-il demander une aide urgente ?

Si vous avez des idées de suicide ou de vous faire du mal, n'attendez pas un rendez-vous : en Espagne, vous pouvez appeler le 024, une ligne gratuite, confidentielle et ouverte 24 heures sur 24, qui répond aussi aux proches. En cas de danger immédiat, appelez le 112.


Chaque automne, c'est la même chose ?

À Clínica Eupnea, à Palamós, nos psychologues vous reçoivent au cabinet ou en visioconférence, et le médecin de famille peut écarter d'autres causes grâce à une prise de sang.

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