PHYSIOTHÉRAPIE RESPIRATOIRE

QU’EST-CE QUE LA PHYSIOTHÉRAPIE RESPIRATOIRE ?

C’est la discipline dédiée à l’amélioration et au rétablissement d’une bonne respiration en cas de difficulté à respirer.

La réadaptation respiratoire contient des piliers de base tels que la physiothérapie respiratoire, l’entraînement musculaire et l’éducation sur la maladie, y compris le soutien nutritionnel et psychosocial si nécessaire. Les principaux outils utilisés sont l’approche globale de l’entraînement des muscles respiratoires et de l’organisme, en plus des techniques appropriées de drainage des sécrétions respiratoires.

Les objectifs sont:

  • Eviter les séquelles respiratoires
  • Favoriser le drainage des sécrétions nasales ou bronchiques
  • Travailler et rééduquer les muscles respiratoires
  • Promouvoir le traitement pharmacologique
  • Favoriser l’auto-contrôle de la respiration

Pour les maladies ou problèmes respiratoires chroniques, les objectifs sont orientés vers l’amélioration de la dyspnée (ou sensation de manque d’air), l’amélioration de la qualité de vie liée à la maladie et l’amélioration de la capacité d’effort.

Un physiothérapeute spécialisé, avec le médecin spécialiste, sont les professionnels qui dirigent la thérapie, aident et supervisent le patient, évaluant également la réalisation des objectifs fixés.

BREF HISTORIQUE DE LA PHYSIOTHÉRAPIE RESPIRATOIRE

Sur ce même site, la spécialité de pneumologie est présentée comme la plus récente ou nouvelle, chronologiquement parlant, reconnue comme telle en 1977. Dans ce sens, il faut dire que la Rééducation Respiratoire, qui est la partie de la Rééducation (techniques et méthodes pour récupérer une fonction ou une activité de l’organisme malade) qui se concentre sur les affections respiratoires, s’est développée très récemment.

En 2000, la Société Espagnole de Pneumologie (SEPAR) a présenté les premiers règlements scientifiquement reconnus pour la rééducation et la physiothérapie respiratoire. Au cours de ces années, la quantité de connaissances et d’implications acquises a été d’une grande ampleur. Ainsi, en 2013, il est devenu nécessaire de publier une nouvelle mise à jour de la réglementation en Réadaptation Respiratoire.

 

POURQUOI LA PHYSIOTHÉRAPIE RESPIRATOIRE EST-ELLE NÉCESSAIRE ?

Les pathologies respiratoires conduisent à l’inactivité physique, car une oxygénation insuffisante et un inconfort impliquent une fatigue pour l’individu, ainsi qu’une moindre mobilisation sans que la personne ait conscience de cette activité réduite.

Quant aux problèmes chroniques, la progression et la persistance dans le temps de cette moindre activité sont synonymes de sédentarité, établissant une boucle vicieuse entre maladie respiratoire (avec dysfonctionnement moteur respiratoire et déformation de la cage thoracique) et déconditionnement physique.

Cette limitation motrice progressive survient dès le début et passe généralement inaperçue jusqu’à ce que la maladie soit déjà assez avancée. La raison en est que l’individu s’habitue à l’immobilité et au manque de vitalité, oubliant ou perdant au fil du temps les références de normalité dues à son activité physique quotidienne.

Il est connu que l’inactivité physique est un facteur de mauvais pronostic de survie et est liée à une mortalité plus élevée, c’est pourquoi la réadaptation respiratoire doit être abordée dès le début ou dans les premières phases des maladies. La connaissance et la diffusion de ce traitement sont nécessaires.

Un autre élément à souligner, assez important pour les affections respiratoires, est l’augmentation des sécrétions respiratoires. Ils sont généralement fréquents et apparaissent à l’origine de certains symptômes comme la toux et l’expectoration, et de complications comme la rétention de sécrétions, les infections, les bouchons muqueux, les bronchectasies, etc., qui peuvent durer dans le temps (voire des problèmes qu’ils pourraient être banals à première).

La kinésithérapie respiratoire connaît et applique les techniques et les feuilles de route visant à favoriser le drainage bronchique des sécrétions, à travailler sur les muscles respiratoires et leur rééducation, et à favoriser l’autocontrôle de la respiration. C’est un traitement complémentaire exclusif, qui ne peut être remplacé par un traitement pharmacologique. D’où l’importance de leur rôle avec la prise en charge médicale et l’indication des médicaments appropriés.

 

Enfin, il faut dire que la kinésithérapie respiratoire bénéficie à la fois aux maladies chroniques de l’appareil respiratoire (BPCO, bronchite chronique, asthme, bronchectasie, mucoviscidose, maladies neuromusculaires, déformations thoraciques et vertébrales (scoliose, cyphose, pectum excavatum)), et aux processus aigus (pneumonie, abcès pulmonaire, atélectasie, fractures ou contusions de côtes…). Complète la kinésithérapie cardiaque, autosoin des maladies des voies hautes avec amélioration des troubles du nez, du pharynx et de l’oreille (nettoyage et irrigation nasale, désobstruction nasopharyngée, drainage autogène…).

A l’âge pédiatrique, il favorise la résolution des pathologies caractéristiques de cet âge comme la bronchiolite, en plus de toutes les affections déjà expliquées, aiguës, chroniques et des voies respiratoires supérieures, chez l’enfant. Et il joue un rôle important dans la prévention des complications chirurgicales et l’amélioration de la période postopératoire des interventions thoraciques, thoraco-abdominales et cardiaques.

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